Depuis quelque temps, nombre d’adultes s’étonnent de voir les jeunes – enfants, adolescents mais aussi jeunes adultes – utiliser l’IA non plus seulement comme outil de recherche ou d’aide aux devoirs, mais comme partenaire affectif. Les données récentes confirment cette évolution : la majorité des adolescents ont déjà échangé avec un chatbot et un tiers d’entre eux disent y trouver un réconfort comparable à une amitié humaine. L’IA est perçue comme « disponible », « sympathique », « compréhensive » et « moins jugeante » que les humains. Cette tendance est significative : une étude de l’Université de Cambridge montre que les enfants peinent à reconnaître que l’IA ne ressent pas d’émotions réelles. Avec les modèles actuels, ce phénomène s’accentue, car les IA dialoguent de façon cohérente, mémorisent certaines interactions, s’adaptent à leur interlocuteur et adoptent un ton personnalisé. Mais les risques d’une telle évolution sont là : confusions entre émotions réelles et simulées, dépendance relationnelle, exposition à des contenus inadaptés….
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